Camerone

Introduction
Pendant l'expédition française au mexique en 1863, l'armée française était entrain d'assiéger Puebla. Ainsi, un convoi français fut envoyté et parti du port de veracruz un 29 avril 1863. Ce convoit contenait beaucoup de méteriel pour sièger, de vivres et de 3 millions en numéraire.
Ayant peur que ce convoit soit attaqué, le colonel Jeanningros, commandant du Régiment étranger décida d'envoyer la 3 ème compagnie en éclaireur afin de vérifier les allentours de Palo Verde avant l'arrivée du convoi.
Ce sera environ 62 fantassins et 3 officiers de la 3 ème compagnie du régiment qui seront envoyés pour assurer l'arrivée du convoi.
La campagne avant la bataille
La compagnie n'ayant pas eu d'officier disponible à cause de la fièvre jaune qui avait touché de nombreux membes du corps expéditionnaire, le captitaine Jean Danjou se porta alors volontaire pour la commander. D'autres le suivirent comme les sous-lieutenants Jean Vilain et Clément Maudet.
Le colonet Milan fut alors averti de leur passage et mis ses troupes en alerte. Une armée composée d'environs 1200 fantassins et 800 cavaliers mexicains.

( Le capitaine Jean Danjou )
La bataille
Partie de Chiquihuite tres tôt le matin, la compagnie passa devant le poste de Paso-del-Macho qui était commandé par le capitaine Saussier.
Après avoir dépassé le groupe de maisons surnomé Cameron de Tejeda, la compagnie arriva à Pao Verde vers 7h00 après avoir parcouru les 24 km qui les séparaient de leur garnison de départ. Les légionnaires en profitèrent pour un peu se reposer et faire la café.
Alors, c'est là qu'ils reperèrent les Mexicains. Ceux-ci étant trop nombreux, le capitaine Danjou décida de se replier sur le village. C'est alors que les premiers tirs furent échangés entre les mexicains et les légionnaires. La colonne dépasse alors le groupe de maisons, c'est à ce moment que la cavalerie du colonet Milan chargea la troupe de légionnaires qui fut contrainte de former le carré.La première salve brise la charge et met en fuite les Mexicains.
La cavalerie rechargea sur la troupe mais échoua encore une fois, le capitaine Danjou et ses hommes se réfugièrent alors dans l'hacienda. Une fois dans l'hacienda, les légionnaires barricadèrent l'enceinte du mieux qu'ils le pouvèrent
Les Mexicains encerlèrent et bloquèrent les pièces du re de chaussée et empêche l'accès à l'étage. Le sergent Morzycki observe les mouvement de l'ennemi en se cachant sur le toit du bâtiment principal. Vers 10h00 du matin, la fatigue, la soif et la faim commence tout doucement à toucher les hommes du capitaine Danjour. Un officier mexicain leur propose alors de se rendre mais le capitaine s'y refuse et voila ce qu'il lui répond : " Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas!"

Il fait ensuite jurer à ses hommes de se battre jusqu'au bout pour la France. Pour obliger les legionnaire à sortir, les mexicains mettèrent le feu à l'hacienda pendant qu d'autres essayent de pénétrer dans la pièce tenue par les legionnaires.
A mi-journée, le capitaine Danjou tombe d'une balle en plein coeur, c'est alors que le commandement revient au sous-lieutenant jean Vilain. Les mexicains sont alors les seuls maîtres du corps de ferme.
Vers 14h00, c'ets au tour de Jean vilain de tomber, frappé d'une balle en plein front, ce sera alors le sous-lieutenant Maudet qui prendra le commandement mais ce sera de courte durée car celui-ci sera à son tour touché d'une balle.
Après ces longue heures de combats, il ne reste plus que 12 hommes en état de se battre. C'est à ce moment là que le colonel mexicain rassembla ses hommes pour finir le combat et leur dirt que ce serait la honte de ne pas arriver à battre cette poignée de braves.

L'ultime assaut est alors donné avec les derniers hommes prêt à se battre; le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine et les légionnaores Catteau, Wensel et Constantin. Au signal de l'officier, ceux-ci foncèrent, la baïonnette au fusil.
Catteau meurt en voulant protéger son sous-lieutenant qui sera lui même blessé à deux reprises. On officier mexicain ordonne aux survivant de se rendre mais Maine répond :
« Nous nous rendrons si vous nous faîtes la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. »
« On ne refuse rien à des hommes comme vous » répondit le colonel mexicain Cambas.
En outre un monument fût élevé en 1892 sur l'emplacement du combat. Il porte l'inscription :
ILS FURENT ICI MOINS DE SOIXANTE
OPPOSÉS À TOUTE UNE ARMÉE.
SA MASSE LES ÉCRASA.
LA VIE PLUTÔT QUE LE COURAGE
ABANDONNA CES SOLDATS FRANÇAIS -
À CAMERONE LE 30 AVRIL 1863
Depuis, lorsque les troupes Mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.